Les praxies bucco-faciales : un orthomythe ?

Les articles du site « Tout cuit dans le bec »  et de l’orthophoniste Fany Wavreille à propos des praxies bucco-faciales m’ont fortement parlé et interpelée !

Lors des bilans en langage oral/troubles d’articulation, quelle orthophoniste n’a pas demandé de mettre la langue sur la lèvre supérieure, sur les commissures des lèvres, de faire un sourire ou autres ? Et lors des rééducations, les patients doivent alors faire tout un tas de « grimaces » pour tonifier leurs organes phonateurs, préciser leurs mouvements et surtout mieux articuler…

Or… d’après ces articles et des études, les praxies bucco-faciales n’amélioreraient pas la parole ainsi que l’articulation, à en croire l’étude de Lot et Watson (2008) :

  • « lorsqu’on veut entraîner un muscle, il faut lui faire faire de multiples répétitions jusqu’à « épuisement » »…

= Nous n’entraînons jamais les praxies jusqu’à épuisement (même s’il y a un entraînement régulier à la maison), donc les muscles ne sont pas entraînés… Donc travailler les praxies pour mieux articuler serait inutile et inefficace ?…

  • « Les exercices les plus utilisés sont 1) souffler, 2) pousser avec la langue sur un bâton, 3) alternance bec-sourire. Toutefois, les auteurs soulignent que la position des articulateurs pendant qu’on souffle n’est équivalente à aucune position des articulateurs pendant la réalisation d’un phonème. Également, aucun son ne nécessite une force si élevée de la langue ou une protrusion si loin des lèvres ».

= Les praxies bucco-faciales ne correspondent pas réellement aux positions des organes phonateurs et aux mouvements que l’on réalise quand on parle… Donc les praxies bucco-faciales ne sont pas fonctionnelles… Donc elles sont inutiles et inefficaces ? (Quand on y réfléchit, avouons qu’en effet, les praxies sont plutôt exagérées… Vous mettez vraiment les lèvres en protrusion « cul de poule » pour prononcer CH ?). Je trouve que la coordination rapide des positions et des mouvements articulatoires accentue cette impression de manque de « naturel » et d’aspect fonctionnel des praxies ! Le CH va rapidement prendre les positions articulatoires de la voyelle qui le suit… Ainsi, la protrusion labiale est moins accentuée quand on prononce « cha » que « chou » (puisque le [a] se prononce bouche ouverte)… Alors que vous aurez travaillé à fond la protrusion labiale à l’exagération, votre patient risque du coup d’avoir des difficultés à coordonner la protrusion labiale « exagérée » du CH et le [a] qui nécessite une bouche plus ouverte…

Bref !

Je dois dire que ces études confortent mes intuitions cliniques : il ne me semblait pas utile de travailler toutes les praxies mais beaucoup plus efficace d’entraîner les positions et mouvements des organes phonateurs correspondant à ceux du son non acquis, en vue d’obtenir l’articulation de ce dernier.

J’avoue avoir eu plusieurs phases :

  • Phase 1 : je proposais lors des bilans TOUTES les praxies, histoire de TOUT vérifier… Je ne sais pas vous, mais j’ai eu pas mal d’enfants très surpris de devoir faire des « grimaces »… J’avais beau être super entraînante ou expliquer pourquoi, certains étaient plutôt timides voire en franche opposition et plutôt sceptiques… Et comme je n’étais pas au clair moi-même, les patients devaient l’être sûrement encore moins… En rééducation, je proposais les praxies échouées au bilan et de façon peu ludique… (en gros : faire le mouvement en lui-même : gonfler les joues, etc.). Je les abordais surtout de façon globale : les joues ne sont pas toniques ? Alors je les faisais travailler en les creusant, en les gonflant, en gonflant une joue puis l’autre, avec résistance… Si mon patient venait pour articuler [tr, dr] au lieu de [kr, gr], pourquoi lui faire gonfler les joues ?… OK, au bilan, cette praxie était échouée, mais bon… En quoi le patient articulerait mieux les [tr, dr] en entraînant les praxies jugales en long, en large et en travers ?… Et autre remarque : du coup, penser peut-être à regarder de nouveau ces fameuses praxies bucco-faciales après le bilan… Parfois, mes patients étaient bien timides et bien sceptiques au bilan et avaient en fait bien plus de tonicité et de précision des organes phonateurs le bilan passé et une fois la relation thérapeutique de confiance établie…
  • Phase 2 : un patient, auparavant suivi par une autre orthophoniste, soupire : « Arf… C’est encore le bouton avec le fil ? » : et noooooon ! J’ai découvert entre temps le matériel « Monstre-moi » et l’intérêt du ludique ! J’adore, les patients adorent aussi, et finalement imitent volontiers les « grimaces » des monstres ! Ca permet d’avoir un médiateur sympa et intéressant (le même principe que Lippo !) et une motivation !
  • Phase 3 : pas très efficace tout ça s’il n’y a pas d’entraînement à la maison… Avec une séance par semaine d’orthophonie, ça reste toujours mou/pas précis/pas tonique… Je me mets à l’accompagnement parental, à l’entraînement quotidien à la maison (comment, avec bienveillance, de façon ludique, sans pression), au classeur, je photocopie des cartes par exemple, j’intègre des explications à l’écrit, et zou, au boulot !
  • Phase 4 : quand l’entraînement à la maison est régulier, je remarque quelques conséquences sur les organes phonateurs qui gagnent en précision notamment… mais l’articulation n’évolue pas forcément avec toutes ces praxies… et pourquoi faire toutes ces praxies bucco-faciales qui ne sont pas en lien directement avec les positions et mouvements articulatoires des phonèmes échoués ?… J’ai l’impression de ne pas être suffisamment efficace et de « tourner autour du pot »… Bref, je réfléchis, je me questionne !
  • Phase 5 : Euréka !

 

Nous y voilà !!! Je vous raconte ?

  • Plutôt que de parler de « praxies bucco-faciales » ou de « grimaces », je préfère parler de positions des organes phonateurs (mais il n’y a pas que les organes phonateurs qui jouent un rôle dans l’articulation ! C’est important de l’avoir en tête ! Du coup, parler de positions des organes phonateurs seulement est bien réducteur…), de mouvements articulatoires et de coordination de ces positions et mouvements, en vue de produire le son non acquis.

 

  • Au bilan : je ne propose plus toutes les praxies bucco-faciales ! Perte de temps et d’efficacité !
    • Je pars de la plainte et de l’anamnèse,
    • de mes observations notamment en articulation et des autres pré-requis articulatoires
    • et je propose sur demande et sur imitation les « praxies bucco-faciales » qui correspondent aux positions des organes et aux mouvements articulatoires des sons atteints.
    • Lors de la restitution des résultats : j’explique les positions/mouvements articulatoires corrects des sons atteints VS les positions/mouvements articulatoires incorrects produits par le patient, en les montrant avec Lippo ou la marionnette bouche géante.
    • Quand on convient d’une rééducation : j’explique au préalable le classeur, l’entraînement quotidien à la maison nécessaire concernant notamment les positions et les mouvements articulatoires (on parlera ensemble du « cadre » de l’entraînement lors des premières séances).

 

  • En rééducation :
    • J’utilise notamment Lippo et la marionnette bouche géante Hop Toys pour montrer, faire visualiser les positions et mouvements articulatoires incorrects VS corrects (et je laisse le patient manipuler Lippo/la marionnette bouche aussi ! Ce point est important au niveau de l’aspect kinesthésique !).
    • J’utilise toujours « Monstre-moi » et d’autres matériels pour travailler les praxies bucco-faciales mais :
      • en séances et en entraînement quotidien à la maison (qu’en séances d’orthophonie, honnêtement, les effets risquent d’être quasi nuls, vous ne trouvez pas ?).
      • Je sais comment se produit le son atteint, quelles positions/quels mouvements articulatoires. Je propose en entraînement une position en isolé, puis quand elle est stable une autre en isolé, ou un mouvement en isolé. Quand tout est OK, je coordonne au fur et à mesure ces positions et mouvements, en m’adaptant au rythme du patient, et toujours en me basant sur ses capacités, jusqu’à pouvoir coordonner les positions et mouvements articulatoires nécessaires pour articuler le son atteint !
      • J’associe du sens et du fonctionnel aux « praxies bucco-faciales » : lorsque vous rééduquez la déglutition atypique, il faut intégrer à un moment donné la position de l’apex lingual sur les alvéoles palatines et les mouvements dans le geste de déglutition pour que cette position s’entraîne dans le contexte adéquat et s’automatise (pas que travailler la position pour la position en elle-même)… Et bien pour l’articulation et les praxies bucco-faciales, c’est la même chose ! Il s’agit d’intégrer les positions des organes et les mouvements et leurs coordinations au sein de la parole ! Mais comment ? Grâce notamment à l’association de la position et des mouvements articulatoires (des « praxies bucco-faciales », donc) aux illustrations du bruit référent et de l’articulation du son pour représenter ce son atteint, pour que le patient comprenne le but de ces praxies et se fasse une représentation mentale du son, grâce à des explications orales (entre autres, mon : « je vois que c’est dur pour toi de dire tel son. Je te propose d’entraîner telle position/tel mouvement pour mieux articuler tel son qui s’articule ainsi » passe beaucoup mieux que : « Ouuuuh ! Tes joues sont molles ! On va les rendre plus fortes ! Ooooh, c’est marrant, on va gonfler/creuser les joues ! »… Crédibilité 0 si votre patient vient pour articuler [tr/dr]… Pas de honte à avoir, je l’ai fait aussi ! 😉 ), en associant ces positions et mouvements articulatoires au son isolé et en intégrant ces positions/mouvements articulatoires/son isolé rapidement dans des mots avec le son cible en position finale (ça fonctionne souvent le mieux) : on dit le mot, pause silencieuse avant le son cible, et on se prépare à organiser les positions/mouvements articulatoires. Même si le son n’est pas stable et ne sort pas forcément comme il faut, le patient se constitue un stock de mots pour lequel il se prépare au niveau moteur et sensoriel (pour ces mots-là, le patient intègre qu’il va falloir adopter telle position, tel mouvement et tel son)… Je propose des syllabes non signifiantes, mais je m’y attarde de moins en moins… (sauf si le patient arrive mieux à articuler grâce à elles)… tout simplement parce que si l’on y réfléchit, elles n’ont rien de fonctionnel, rien de naturel… Donc elles n’ont pas d’intérêt pour eux… Et ils ont raison ! Comme un enfant en lecture qui s’entraîne à lire des syllabes non signifiantes et qui s’éclaire tout sourire quand il s’aperçoit qu’il a lu un mot, que ce qu’il vient de lire SIGNIFIE quelque chose. Bref, rien de tel que d’associer du sens et du son plutôt que de travailler les fameuses praxies bucco-faciales de façon isolée, sans « sens », sans contexte fonctionnel en l’occurrence la parole, en ce qui concerne les troubles d’articulation ! Et je travaille ainsi rapidement la coordination des positions des organes phonateurs et des mouvements articulatoires, sans passer par l’aspect peu naturel et peu fonctionnel des praxies dont je parlais précédemment  (vous vous souvenez, l’article de « Tout cuit dans le bec » :  « Les exercices les plus utilisés sont 1) souffler, 2) pousser avec la langue sur un bâton, 3) alternance bec-sourire. Toutefois, les auteurs soulignent que la position des articulateurs pendant qu’on souffle n’est équivalente à aucune position des articulateurs pendant la réalisation d’un phonème. Également, aucun son ne nécessite une force si élevée de la langue ou une protrusion si loin des lèvres. »).
      • Je ne travaille plus autant toutes les praxies inimaginables d’un organe phonateur (genre avant : les joues ne sont pas suffisamment toniques ? On s’entraîne à creuser/gonfler les joues, une joue, avec/sans résistance, …)… Désormais, si par exemple je me rends compte que les CH/J ne sont pas acquis : comment sont les joues quand je prononce CH/J ? Un peu rentrées (pas creusées exagérément non plus !). Pourquoi les faire gonfler ?… Du coup quoi proposer ? Concernant les joues : les creuser un peu (je propose des exercices ludiques adaptés, je propose également de boire à la paille). Puis je propose de travailler d’autres positions isolément, des mouvements, le souffle (mais pas n’importe comment, n’importe lequel, je trie mes propositions en fonction de CH/J) et très rapidement je l’intègre à un mot, à de la parole, pour que ce soit fonctionnel et donner du sens : cf. le point précédent !
      • Je pense à l’aspect perceptif … Et pour le coup, les praxies bucco-faciales comme mouvements en tant que tels, sans liens, n’apportent pas grand-chose… En quoi gonfler les joues va-t-il aider le patient à améliorer sa perception du son à acquérir ? En revanche,  les positions des organes phonateurs et mouvements articulatoires peuvent aider à avoir une représentation mentale visuelle et kinesthésique et faciliter la perception auditive ! Vous saisissez la différence ? 😉 Pour CH, les joues sont notamment légèrement creusées (aide kinesthésique, aide visuelle si illustration de l’articulation ou si l’orthophoniste fait cette position, aide auditive grâce aux explications de l’orthophoniste, …)… = Je rejoins ici mon point précédent, à savoir : mettre du sens, du fonctionnel aux positions et mouvements articulatoires.
      • Etre au clair avec les définitions, les concepts et vos diagnostics… Les troubles d’articulation font partie du « trouble de la phonation : trouble phonético-phonologique », d’après la DSM 5. Il est important de prendre les nouvelles définitions en considération ! Cela dit, j’évoque dans cet article les praxies bucco-faciales concernant les troubles d’articulation. D’après les études de Ruscello et Lot et Watson (2008) relatées par « Tout cuit dans le bec » : « pour les enfants avec des difficultés phonologiques […], les exercices non-verbaux ne sont pas efficaces«  et « les exercices non-verbaux pourraient interférer de manière négative avec la parole » ! Par conséquent, si vous avez des patients avec des difficultés phonologiques, les praxies bucco-faciales ne semblent pas des plus conseillées !
      • Penser à tous les autres pré-requis articulatoires, à l’anatomie et à l’aspect pluridisciplinaire… Travailler le tonus jugal et la direction du souffle en cas de schuintement, c’est bien beau, mais il y a un tas de choses à observer et à travailler également !… 😉

 

Alors à votre avis, quelles « praxies » sont utiles et quels sont les sons atteints ?

 

Photo 1 : pour quel son proposer cette « praxie » où l’on doit rentrer ses lèvres ? Les [p, b, m] mais les lèvres sont juste fermées, pas aussi rentrées (et les lèvres s’ouvrent ensuite pour [p, b]… Du coup, je demande souvent plutôt une fermeture labiale que de rentrer les lèvres (Personnellement, je m’en sers aussi pour d’autres sons, pour stimuler l’orbiculaire de la bouche ainsi que pour éviter le bavage et faciliter la respiration nasale, en prenant bien conscience de la fermeture labiale en l’exagérant !).

Photo 2 (merci à l’orthophoniste qui me l’a envoyée ! Lippo avec le jeu « Amuz’bouche ») : pour les [f, v] évidemment ! MAIS il s’agira de diminuer la « morsure », sacrément exagérée (avec la lèvre inférieure trop « rentrée »)… Si cette position exagérée peut aider au départ le patient, il est nécessaire d’ajouter du naturel et de la fonctionnalité rapidement (donc la position sans le son la plus proche d’avec le son et de la réalisation au sein de la parole)… Puis ajouter des exercices de souffle, mais c’est pareil, ne pas proposer n’importe lesquels… Ils seront abordés dans un futur article ! Et on est d’accord que si aucun autre son n’est atteint, ça ne sert à rien de demander au bilan ou en rééducation des praxies linguales…

Photo 3 : la carte « Papille » de Monstre-moi ! Au top pour bien visualiser l’apex de la langue sur les alvéoles palatines pour les phonèmes [t, d, n, l, t(r), d(r)] ! MAIS cette praxie est encore loin de la véritable position des organes phonateurs lors de l’articulation de ces sons… La bouche est notamment bien moins ouverte et la langue redescend ensuite. Dans un premier temps, je leur propose entre autres cette carte et Lippo et la marionnette bouche pour bien visualiser, mais je demande dans un 2ème temps l’abaissement de la langue, en partant de l’apex, sans le son (donc 2 positions différentes en isolé, puis coordonnées par un mouvement non-articulatoire, toujours sans le son). Je diminue l’ouverture de la bouche lors des positions isolées puis lors du mouvement de ces deux positions enchaînées, et j’intègre rapidement cette « praxie » (= pour moi : position de l’apex sur les alvéoles palatines, position de l’apex en bas, le tout coordonné en un mouvement) à du son et à des mots…

Si vous n’êtes pas au clair avec les positions et mouvements articulatoires des sons, je vous conseille l’article de Catherine THIBAULT (« Rééducation des troubles d’articulation (isolés, d’origine perceptive et liés à des différences d’origine organique« ) contenant notamment la « liste des stéréotypes fonctionnels de la sphère oro-faciale mis en jeu dans les praxies articulatoires et les effets moteurs des stéréotypes fonctionnels« .

 

 En résumé :

  • Les praxies bucco-faciales ne permettraient pas de mieux articuler si on les considère comme l’entraînement d’un mouvement pour lui-même.
  • Plutôt que le terme de « praxies bucco-faciales », je propose de parler plutôt de positions des organes phonateurs (en ayant en tête que c’est réducteur de ne penser qu’aux organes phonateurs en articulation !), de mouvements articulatoires et de coordination de ces positions et mouvements.
  • Bien connaître l’articulation des sons atteints (positions, mouvements et coordination articulatoires) et aborder les « praxies bucco-faciales » sous cet angle !
  • Donner du sens et un aspect fonctionnel aux « praxies bucco-faciales » en les reliant directement à leur objectif : mieux articuler !
  • Un entraînement à la maison régulier, quotidien, ludique, avec bienveillance me paraît important, en plus des séances de rééducation orthophonique !

 

Cet article vous a-t-il convaincus d’aborder les praxies bucco-faciales différemment ?

N’hésitez pas à commenter, à liker cet article s’il vous a plu et à le partager !  

 

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4 réflexions sur “Les praxies bucco-faciales : un orthomythe ?

  1. Bonjour, cet article est intéressant.parce qu’il approfondit la question du trouble de la phonation (articulation !). Mais peut-on dire que vous partez du principe qu’il s’agit d’enfants qui ne savent pas produire le son ? Personnellement, j’ai l’impression que passer par du cognitif pour expliquer comment est produit le son ne fonctionne pas forcément…

    Aimé par 1 personne

  2. Bonjour et merci pour votre intérêt et votre message !

    J’évoque ici en effet les enfants (et les plus grands !) qui ont un trouble d’articulation, donc qui n’ont pas acquis la production d’un/des son(s), et pour lequel les praxies bucco-faciales sont souvent travaillées en long, en large et en travers, et notamment sans relation avec le son atteint.

    Qu’entendez-vous ici par « cognitif » ? Je pense proposer tout un panel de canaux et de moyens, et je ne sais pas si cela transparaît dans mon article, mais le problème des praxies bucco-faciales est de l’aborder qu’au niveau moteur sans forcément de lien avec le son atteint… L’aspect sensoriel, plutôt que cognitif, me paraît essentiel, et le lien moteur/sensoriel/son/parole encore plus !

    Mais je n’aborde dans cet article que ma façon de concevoir les « praxies bucco-faciales », il existe évidemment tout un panel d’outils, de méthodes et de techniques pour obtenir l’articulation des sons !

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  3. Bonjour, tout d’abord un grand merci pour votre article qui m’a beaucoup intéressée ! Je souhaitais donc aller plus loin en lisant l’article de Catherine Thibault dont vous parlez, mais impossible de le trouver sur internet, ni même de savoir dans quel ouvrage il a été publié… Pourriez-vous m’éclairer à ce sujet? Merci par avance !

    Aimé par 1 personne

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